LES PEP AU NIVEAU NATIONAL

L’HISTORIQUE NATIONAL

C’est dans un contexte de guerre et autour de vraies valeurs à défendre et à promouvoir que naissent les Pupilles de l’Enseignement Public en juillet 1915 pour venir en aide aux 300 000 orphelins de la Grande Guerre (1914-1918) mais également pour accompagner les jeunes délaissés, oubliés et exclus de la société.

Les fondateurs sont membres ou proches de l’école républicaine. Ce sont de grands institutionnels, des universitaires de talent ; quelques noms, parmi d’autres : Emile Durkheim, le fondateur de la sociologie, Xavier Léon, le fondateur de la Revue de Métaphysique et de Morale, Louis Liard, le vice-recteur de l’académie de Paris, Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles.

Ils savent que c’est par l’école qu’on peut éduquer les hommes et les citoyens : il veulent donc défendre l’école de la République, et cette idée majeure d’émancipation.

Ainsi, dès le départ, le mouvement des PEP s’est ancré dans la conviction que, malgré les difficultés sociales, sanitaires ou le handicap de chacun, l’éducation permet de s’émanciper et de réaliser son projet de vie.

Pour défendre cette conviction, il fallait qu’à côté de l’école, dans le monde qui l’environne, se mettent en place des dispositifs, des associations solidaires.

L’ambition de ces associations PEP sera de créer des actions pour garantir le droit de tous les enfants, et prioritairement celui des plus démunis, à une scolarité réussie, condition première d’un projet de vie ensuite réussi.


Xavier Léon (1868-1935), secrétaire général fondateur, de 1915 à 1935

Né à Paris, Xavier Léon étudie la philosophie en Sorbonne et consacre sa vie à cette discipline. Il fonde à 24 ans la Revue de Métaphysique et de Morale et peu après la Société Française de Philosophie. Il publie des ouvrages remarqués et organise en 1900 un congrès international de Philosophie. Rationaliste, il est l’ami de Buisson, de Liard et Durkheim. Au début de la guerre 1914-1918, il s’occupe d’un hôpital installé dans un établissement scolaire. Il a l’idée de fonder des associations d’instituteurs pour venir en aide aux orphelins. Il obtient le concours du ministre Painlevé. Avec Liard, Lapie, Durkheim et quelques autres, il fonde un comité d’initiative et s’emploie à faire créer une association par département. Il devient secrétaire général de l’œuvre et le restera jusqu’à sa mort.


Schéma de l’évolution des PEP :


LES VALEURS DES PEP

Solidarité Égalité Citoyenneté Laïcité

Les associations qui constituent notre réseau se reconnaissent dans la pensée solidariste de Léon Bourgeois, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 1920 et premier Président des PEP cette même année : « il existe entre chaque individu et tous les autres un lien nécessaire, intrinsèque de solidarité ».

Ce lien constitue le fil rouge de tous les domaines d’intervention des pupilles sur l’ensemble du territoire français : petite enfance, jeunes et seniors, éducation, loisirs et vacances, social, médico-social et sanitaire.

Ainsi, depuis 100 ans, les actions locales des pupilles sont guidées par les valeurs républicaines de laïcité, de solidarité, d’égalité et de citoyenneté, indissociables les unes des autres.

Ensemble, elles participent à la construction d’une société plus éclairée, plus juste et plus inclusive, que nous avons commencé à inscrire dans l’imaginaire collectif et dans le champ politique. Cette société est notre horizon et notre étendard.

C’est donc pour une société plus solidaire et inclusive que les PEP agissent et innovent au quotidien !

Un mouvement engagé

Depuis leur existence, les PEP développe un ensemble de compétences qui font d’eux un partenaire incontournable des pouvoirs publics, des enseignants et des familles. Les PEP représentent un acteur majeur de l’éducation populaire et de l’Économie Sociale et Solidaire.

Le mouvement PEP combat le cloisonnement social et toutes ses actions ont pour finalité de faire reculer les injustices sociales, l’objectif étant la construction d’une société inclusive. Cette société sans privilège s’adapte aux différentes personnes, quelles que soient leurs situations et assure à chacun d’eux la possibilité de se réaliser, en veillant à ce que la solidarité et le respect des autres soient garantis. La construction d’une société inclusive passe par des attentes d’évolutions politiques, mais elle passe aussi par des actions citoyennes au niveau local et national, ce que font les PEP depuis leur création en 1915.

LA FEDERATION GENERALE DES PEP

Le réseau :

La Fédération Générale des Pupilles de l’Enseignement Public a été crée en 1917 et affilie 123 associations qui forment un vaste mouvement de transformation sociale, reconnu d’utilité publique.

23 800 salariés et 8 000 bénévoles interviennent dans 1 200 établissements, services et dispositifs répartis sur l’ensemble de la France métropolitaine.


1 300 000 enfants, adolescents, adultes et leurs familles sont accompagnés chaque année dans l’exercice de leurs droits : l’éducation, la culture, les loisirs, les soins, la vie sociale, le logement, la formation et l’emploi.


A leurs côtés, les PEP œuvrent pour l’émancipation sociale et contre toute forme d’exclusion à travers trois domaines d’intervention :

1 – Le secteur de Politiques Éducatives, Vacances, Loisirs et Culture : il correspond à tout ce qui concourt à l’émancipation, à l’enrichissement et à l’épanouissement de la personne en tant que telle ; les PEP s’inscrivent dans le cadre des politiques sociales et éducatives de l’Éducation, du Tourisme, de la Culture et du Sport.

2 – Le secteur des Politiques Sociales, Médico-sociales et de Santé : ce secteur accompagne les personnes en situation de fragilité, de handicap, de perte d’autonomie, de dépendance ou relevant de mesures de protections sociales, afin qu’elles puissent exercer pleinement leur autonomie (problématiques de compensation, d’accessibilité, de droits). Il inclut également le champ d’action de la promotion de la Santé.

3 – Un secteur de politiques éducatives et sociales de proximité : il correspond à l’ensemble des activités contribuant à réduire les inégalités sur un territoire. Il veillera à apporter une attention soutenue aux publics les plus défavorisés afin qu’ils puissent disposer de structures ou de dispositifs à caractère social comme ceux offerts à tout citoyen : crèches, halte-garderie, ateliers de parentalité, développement de centres sociaux, etc. Les PEP s’inscrivent ainsi dans les politiques publiques liées au développement local durable et aux politiques familiales, de lutte contre les exclusions.

Le projet fédéral :

Le projet fédéral 2018-2022, co-construit avec l’ensemble du réseau d’associations, s’inscrit dans un contexte de mutations profondes, où les inégalités se creusent et les clivages s’accentuent. Plus que jamais, nous voulons agir pour l’émancipation sociale, contre l’exclusion, à travers la transversalité de nos actions qui fait notre force, et l’éthique de bienveillance qui la soutient.

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